•  
    Expertise en Energies Renouvelables
    Advanced Energies, entreprise du groupe VINCI Energies, développe son expertise en Solaire, Biomasse et Performance Energétique
  •  
    Solaire
    Réalisation et suivi de vos projets solaires photovoltaïques (collectivité, agriculteur, institutionnel ou industriel).
  •  
    Biomasse
    Valorisation de la biomasse Bois énergie et Biogaz pour les collectivités, le tertiaire, l'industrie et le secteur agricole.
  •  
    Performance Energétique
    Des solutions d'efficacité énergétique pour votre bâtiment ou process industriel.
  •  
    Démarche de certification
    ADVANCED ENERGIES, une entreprise certifiée QSE et OPQIBI
 
 
Accueil > Actualités > Transat Jacques Vabre 2015

Transat Jacques Vabre 2015

 
  •  
  •  

 
CARAC-ADVANCED ENERGIES, skippé par Louis DUC et Christophe LEBAS, s'engage sur la Transat Jacques Vabre du programme CLASS 40 2015.
 

Les concurrents se sont élancés le dimanche 25 octobre 2015 de Le Havre jusqu'à Itajai au Brésil.

Suivez la course en direct sur http://www.transat-jacques-vabre.com/fr .
Rejoignez Louis DUC sur sa page 
Facebook.

Revivez l'arrivée de nos skippers ici

20 novembre:  Carac-Advanced Energies, troisième Class40 à Itajaí

Louis Duc et Christophe Lebas auront réalisé une Transat Jacques Vabre presque parfaite. Car sur leur Akilaria de 2008, le potentiel vitesse n’est pas le même que sur les derniers-nés qui les précédent mais qui les suivent aussi ! Car dès la sortie de la Manche, Carac-Advanced Energies suit le rythme élevé imposé par un vent de sud-est puissant. Et trois dépressions plus loin, le duo est encore au contact avec les plans Verdier et Manuard…

Le bord dans la brise au reaching au large de Lisbonne crée encore plus de décalage qu’entre Le Conservateur et VandB, mais le « vieux » Class40 tient le choc en ne perdant que quelques dizaines de milles sur con prédécesseur. Même lorsqu’il fallut glisser dans des alizés modérés vers le Cap Vert : Solidaires en peloton-ARSEP faisant une escale technique à Mindelo et VandB un pit-stop sous Sao Antao, Carac-Advanced Energies arrive dans la Zone de Convergence Inter Tropicale au contact avec Bestaven-Brasseur et Sorel-Manuard !

Mais le potentiel n’est pas au rendez-vous quand il faut débrider dans les alizés de sud-est vers Fernando de Noronha : encore des milles perdus et deux poursuivants qui grappillent… Heureusement, Louis Duc et Christophe Lebas vivent tout cela avec recul et se concentrent sur leur trajectoire, quasiment parfaite. Bonne anticipation du front orageux du cap Frio, et voilà les deux compères en position pour sauver une troisième place… Même si Vauchel-Camus et Erussard reviennent à moins de 150 milles de leur tableau arrière. Carac-Advanced Energies monte ainsi sur la troisième marche du podium de la Transat Jacques Vabre parmi les Class40, un résultat remarquable pour un si « ancien » bateau superbement mené par Louis Duc et Christophe Lebas…

Arrivée des Class40 de la Transat Jacques Vabre 2015

1-Le Conservateur (Yannick Bestaven & Pierre Brasseur) en 24j 08h 10’ 09’’ (10,21 nœuds de moyenne sur l’eau)

2-VandB (Maxime Sorel & Samuel Manuard) en 24j 10h 04’ 31’’ (10,19 nœuds de moyenne) à 1h 54’ 22’’ du premier

3-Carac-Advanced Energies (Louis Duc & Christophe Lebas) en 25j 21h 29’ 52’’ (9,60 nœuds de moyenne) à 1j 13h 19’ 43’’ du premier

 

Louis Duc, skipper de Carac-Advanced Energies (Class40) :

« Dans nos plus beaux rêves, on espérait finir dans les cinq premiers, ce qui signifiait tout de même mettre plusieurs bateaux de dernière génération derrière nous ! Pas évident. Donc monter sur le podium, c’est top ! On en est là aussi parce qu’il y a eu beaucoup de casse chez les favoris, il ne faut pas se leurrer. Alors nous on a cassé des trucs, mais on a réussi à bricoler à bord… Et puis les conditions météorologiques n’ont pas toujours été défavorables à Carac-Advanced Energies. Il y a deux ans, il y avait eu beaucoup de portant dans la brise, autant cette fois c’était plus diversifié : il y a eu la possibilité de faire de petits coups… Mais on a fait pas mal d’atelier couture ! »

 

Christophe Labas, co-équipier de Carac-Advanced Energies (Class40) :

« On a joué le rôle de perturbateur, mais on a eu aussi la « chance » que Solidaires s’arrête à Mindelo. Parce que les derniers prototypes sont nettement plus à l’aise que nous au débridé-travers. Et il y en a eu ! Je n’étais jamais descendu aussi Sud, mais à part cette nuit où c’était n’importe quoi côté météo avec tous les secteurs de vent de zéro à vingt-cinq nœuds, c’était un bon parcours. Et depuis Salvador de Bahia, on n’avait plus vraiment de pression vu notre avance sur nos poursuivants. Sauf qu’il ne restait plus grand-chose à manger… »

 

19 novembre: L’arrivée se dessine et le vainqueur devrait passé la ligne dans quelques heures. Louis et Christophe restent concentrés pour prendre la belle 3ème place qui leur tend les bras.

NEWD DU BORD : " Bonsoir,

Depuis quelques jours déjà, nous sentons l'odeur des cannes à sucre et du café en longeant les côtes brésiliennes, bon en ce moment c'est plutôt l'ambiance du pétrole vu le nombre de plateformes qu'ils ont installés sur notre route... Cette nuit nous empannerons pour pouvoir faire route tout schuss vers Itajai, demain on sera plutôt en chasse neige en fait puisque le vent mollira sérieusement! à mon avis, on sera un peu en retard pour l'apéro: 17h04 (ou 16h64. On attaque donc notre dernière nuit en mer (enfin normalement) avant l'arrivée!! Aujourd'hui nos têtes sont pas mal tournées vers le beau duel pour la plus haute marche du podium en class 40, « Le conservateur » ou « V and B » quelques milles les sépare au profit de Yannick et Pierre à l'entrée de la baie capricieuse, ils n'ont jamais quitté la place de leader depuis 3 semaines au passage à Ouessant, ils ont eu plus de 300 milles d'avance sur le second (c'est à dire nous à un moment), et maintenant on les retrouve au couteau pour défendre la victoire!! grosse bagarre, très dur pour leurs nerfs sans doute...

à suivre...

Louis, bien éveillé, qui a encore fondu et  qui s'apprête à bouffer Christophe!! :)

 

18 novembre: A environ deux jours de l'arrivée notre duo "made in Normandy" crie famine mais ne lâche pas la file !

NEWD DU BORD : Dernier obstacle

" Un pti pôt au noir, nous avons croisé cette nuit, une zone convergence des vent d'Noroit et d'Suêt, avec sa bonne pétole pluvieuse au milieu et ses nuages sans limites. Malheureusement, rien à bouffer dans c'pôt là, on va encore se partager un plat. Mais quel plat !Une carbonade de bœuf qui n'a jamais, à mon palais, si bien porté son nom, un délice pour nos papilles d'enfant, à la limite de la caramélisation. On sent bien là, l'amour du chef Nico, dans sa cuisine de L'Erguillière, surplombant Port Racine à la porte du raz Blanchard. Il y' en avait bien d'autres, dégustés depuis longtemps. Souvenirs d'une tajine aux amandes, d'un p'tit salé aux lentilles, d'un bourguignon fondu dans la carotte, d'une saucisse purée qui tient au corps dans la tourmente des premiers jours, ou d'un dernière choucroute magique, totalement improbable à l'équateur. Le cocasse de l'histoire, c'est que la carbonade est restée planquée au fond du sac, jusqu'à l'instauration du rationnement !

Avantage : pas de questions à se poser
Inconvénient : nous finirons carbonadisés

Fluctuat nec mergitur »

 

Tof, et Louis qui attend sa carbonade à bord de Carac Advanced Energies

 

 

17 novembre :  La dernière ligne droite est lancée et nos skippers restent solidement accrochés à leur 3ème place.

Message reçu le 16/11 :

DES NEWS DU BORD : Austral versus Boréal, quand Coriolis change de signe.

" Comme vous le savez, depuis quelques jours, nous avons changé d'hémisphère, et donc la pseudo* force de Coriolis a changé de signe, ou de sens si vous préférez. Coriolis: tout corps en mouvement est dévié vers la droite dans l'hémisphère Nord, et vers la gauche dans l'hémisphère Sud.

Vous allez tous me dire : « on s'en fout !», enfin, tous sauf le St Barth noctambule qui tard le soir subit des changement de cap alternatif qu'il tente de mettre depuis longtemps sur des anomalies de la géophysique locale.

Mais non, on ne s'en fout pas ! Les résultats de l'expérience montrent en effet que les lavabos tournent à gauche au Nord de l'équateur, et à droite au Sud.

Sur la ligne, c'est comme vous voulez, elle est nulle. Or les dépressions, dont on se fout encore moins que des lavabos, font comme les lavabos :le vent tourne autour d'elle dans le sens inverse des aiguilles d'une montre chez nous, et dans le sens horaire chez les kiwis et les brésiliens. Alors vous allez me dire : « c'est tout con, puisque c'est l'inverse, il n'y a qu'à tout inverser ».Sauf que, certes Coriolis change de signe, certes on peut considérer d'un point de vue climatique que le Nord est au Nord, ce que le Sud est au Sud, mais le Soleil et Vénus eux, se lèvent bien à l'Est pour se coucher à l'Ouest, au Nord comme au Sud. Et ça pour nous, c'est un cauchemar !

Imaginez un peu : on nous annonce du vent de Sud-Ouest, donc il va pleuvoir sur Brest (à Cherbourg aussi mais c'est pas dans la chanson) ; si les choses étaient simple, un vent de Nord Est annoncerait la pluie au Cap lorsque c'est vent de Sud Est qui le fait. Bon ok, en fait, c'est pas si compliqué : pour trouver l'équivalent d'un vent d'ici (Brasil) chez nous, pas touche à l'Est et L'Ouest, on remplace le Nord par le Sud et réciproquement. Tout ça pour vous dire que nous sommes sur la bordure Ouest (Ouest) d'un anticyclone, dans un vent de Nord (Sud). A l'approche d'une dépression, le vent va passer progressivement Nord-Ouest (Sud-Ouest), avant que nous ne traversions son front froid pour trouver du vent de Sud-Ouest (Nord-Ouest) qui poursuivant sa rotation par la gauche (droite) rejoindra doucement le Sud (Nord) puis l'Est au fil du transfert de l'anticyclone vers l'Ouest (Ouest) par le front froid.

Là, normalement j'ai perdu pas mal de monde, mais personnellement, j'ai clarifié bien des choses. C'est toujours ça !Et comme disait Einstein : « Ne t'inquiètes pas si tu as des difficultés avec les maths, je peux t'assurer que les miennes sont bien plus importantes. »

Tof, un Normand sous le cagnard, et Louis qui dort à bord de Carac - Advanced Energie

*elle est en fait une accélération lié à la rotation de la terre sur elle-même par rapport au reste de l'univers

P.S. :Et si je m'étais fourvoyé quelques part, n'hésitez pas à me le faire savoir au plus vite ! "

16 novembre : Nous vivons en ce moment des moments tragiques mais nos skippers pensent à nous et cet air du large qu’ils nous font respirer au milieu de ces horreurs contribue à nous donner le courage de supporter ce drame.

Message reçu le 14/11 à 02h50

NEWS DU BORD : J'aurais pu vous parler...

« J'aurais pu vous parler...des lueurs de Recife, les premières aperçues depuis celle de Cherbourg il y a vingt jours maintenant, d'une voûte étoilée, d'un couple de corvettes, d'une samba brésilienne qui plaît tant à mon cœur, ou du vent chaud du Nord...J'aurais pu faire comme si, mais cette nuit, la violence de notre Monde ne me le permet pas. »

Tof le corps sous l'équateur, la tête au Bataclan

13 novembre : Les jours se suivent et se ressemblent et notre équipe de choc se maintient à la 3ème position tout en conservant l’écart avec leurs poursuivants. La descente le long des côtes brésiliennes devrait être l’occasion de faire le choix de stratégies pouvant pimenter la fin de course.

Le mot des skippers: " Et oui on a franchi la ligne aujourd'hui, et depuis les fous ne le sont pas, mais ont les pattes bleu, et  nous suivent à la trace : nous levons le poisson volant pour eux! Mais revenons à nos moutons. Depuis un grande oreilles posé par les Cons. (prononcez le s, sinon ça fait désordre), dans le pot, au café, nous voilà sur un bord inintéressant au possible -on ne leur en veut pas trop parce qu'ils nous ont quand même attendu un moment. Pas grand-chose à faire d'autre que de courir sous la route, pour prendre patiemment la rotation des alizé de Sud Est vers l'Est. L'ennui , c'est que cette allure de près débridé ne nous est pas très favorable. Nous le savions. C'est un peu la même affaire que les 2, 3 jours après le départ, avec un handicap supplémentaire : nous devons garder au chaud notre fragile génois pour des conditions moins ventées. L'austérité et la rigueur ont en effet, peu à peu gagnés le bord : Beaucoup moins de matériel pour réparer des voiles de moins en moins nombreuses, mais de plus en plus fatiguées, plus de confiture, plus de beurre, plus de pain, plus de biscuit, plus de fruit plus de mignardises, plus qu'un spi opérationnel (celui dont on a réparé le point d'écoute qui tient bien heureusement), plus de girouettes...Demain je vous dis ce qu'il reste ce sera plus court. Peu de stratégie donc mais toujours de quoi s'occuper. Par exemple, hier, Louis a basculer par inadvertance un interrupteur qui nous a permis de chercher une panne générale des 2 pilotes automatiques pendant 1/2 heure d'effroi...quel  blagueur! Malgré tout ce bord nous permet de dormir un peu, et nous en avions besoin.

On vous a mis une petite photo de la ligne, pour ceux qui connaissent pas.

A très vite

Tof et Louis qui dort, tout le monde la tête en bas à bord de Carac Advanced Energies"

12 novembre : Toujours accroché à leur 3ème position Louis et Christophe  se battent pour ne pas décrocher par rapport aux 2 premiers tout en conservant l’écart avec leurs poursuivants.

Message de Louis du 10 novembre dernier : « On craignait que ça dure un peu, finalement on n’a jamais vraiment été arrêté. On navigue maintenant au près dans un vent de Nord-Est. On est allé dans l’ouest en espérant avoir un peu plus de vent que les autres et finalement c’est passé un peu partout. On va trouver autre chose pour revenir. C’est un nouveau départ, on a passé la moitié de la course. Maintenant, nous allons passer l’équateur dans 263 milles. Il ne faut pas se prendre le bout tendu devant, on a prévu des offrandes. C’est au top, on se bagarre pour réparer les voiles de temps de temps, tous les jours, il y a un petit truc à faire. C’est la seule façon de garder le bateau compétitif.

Ainsi qu’une interview sur Radio France Bleu de Julia (amie de Louis) :

https://www.youtube.com/watch?v=ZpwOOLgg4qI

10 novembre : En ce mardi; 3 nouvelles pour une 3ème place.

Christophe Lebas et Louis Duc ne s'en sortent pas mal dans leur traversée du pot au noir. On croise les doigts pour que ça continue comme ça. Malgré le pot au noir, Teamwork et Solidaires, les 4ème et 5ème bateaux, sont toujours à distance. Espérons que ça dure...

Christophe, Louis et « V and B » sont dans le sillage du class40 « Le Conservateur » actuellement en tête à seulement quelques dizaines de milles, autant dire pas grand-chose comparé à ce qui reste à parcourir jusqu'à Itajai, cela promet un très très beau finish !

09 novembre : Approche du Pot au Noir, 3ème au Classement  

Depuis les arrêts techniques au Cap Vert de leurs concurrents directs (V & B et Solidaires en Peloton Arsep), Carac – Advanced Energies s’est vu propulsé à la 3ème place…
Il s’agit maintenant pour notre duo normand de résister aux poursuivants, plus rapides sur leur Class 40 moderne : optimiser la route  et trouver des solutions météo. afin de se démarquer… 
En marge de cette bataille de l’Atlantique pour les places d’honneur, le leader Le Conservateur a, lui, quelque peu ‘tamponné’ dans le Pot au Noir… affichant par moment des vitesses de 0,5 nœuds au compteur.

Louis Duc et Christophe Lebas ont ainsi repris une centaine de milles nautiques, soit un tiers de la distance qui les séparaient du 1er, sur ces 2 derniers jours. 
Autant dire que le suspense reste entier pour la 2ème partie de cette Transat Jacques Vabre, avec une grosse inconnue à gérer dès maintenant : le fameux Pot au Noir ! Cette zone de convergence est pour le moins imprévisible, alternant grains ventés et ‘pétoles molles’ le tout sur un espace plus ou moins étendu. Impossible de l’éviter ! Le but du jeu est alors d’en sortir le plus rapidement possible pour retrouver des conditions stables et pour éviter de se trouver ‘scotcher’ trop longtemps…
Christophe Lebas, co-skipper du Class40 Carac - Advanced Energies : « On revient un peu. Pour l’instant, on n’est pas encore dans le Pot au Noir, le ciel est plutôt dégagé, quelques éclairs de très loin cette nuit. Les conditions sont plutôt stables et sympas. On pourrait déjà tomber sur des choses curieuses dans la journée mais ce n’est pas encore le cas.
On a un Minitel pour communiquer ! Alors on n’a pas d’images, que des fichiers météo et des cartes : on lit la littérature américaine sur la position du Pot au Noir, et on croise les doigts, car il faut un peu de réussite pour que ça se passe bien dans le Pot au Noir. On a perdu la 2e place, on s’est décalé dans l’Ouest pour éviter la zone de molle. Ça nous donne l’impression que c’est plus simple à l’Ouest, mais c’est compliqué ici la météo. 
On a jeté un coup d’œil derrière, on a des échanges sympa avec les Malouins, le p’tit Suisse : ce n’est pas pour contrôler l’affaire, nous, on va moins vite donc on essaye de naviguer le plus intelligemment possible. A chaque fois que l’on tente un truc, ça marche : on va essayer de se débrouiller pour être devant… »

06 novembre: Louis Duc et Christophe Lebas réalisent une superbe course. A mi-parcours, à la bagarre avec des bateaux de la dernière génération, le duo normand occupe la 3eme place de cette Transat Jacques Vabre à bord de leur Class40 de huit ans d'âge. Cette régate océanique de haut vol et cette place, ils la doivent à leur expérience et leurs talents cumulés. La course est bien sûr loin d'être terminée, mais le duo Carac-Advanced Energies a d'ores et déjà montré de quoi il était capable.     

Louis Duc, skipper du Class40 Carac - Advanced Energies : « Tout va très bien ! Le duo et le bateau sont en pleine forme ! La course est vraiment intéressante parce que nous devons composer avec notre déficit de vitesse par rapport aux autres. Nous avons bien travaillé notre trajectoire et nos options. Le bateau a bien tenu, nous avons quelques petites bricoles à réparer bien sûr (la première semaine de course a été bien costaud...), mais rien de rédhibitoire. Christophe nous a réparé un spi et un génois à l'ancienne avec de jolis œillets cousus !  Le duo fonctionne super bien.  Après le pot au noir, nous pourrons commencer à compter les points, mais pour l'instant, nous ne sommes qu'à mi-parcours, rien n'est fait ! » 

Derrière ce discours modeste et juste, Louis affichait un large sourire (au téléphone, ça s'entend...) largement justifié. Le duo normand devrait attaquer le pot au noir cette fin de semaine. L'issue de ce passage extrêmement délicat et stratégique sera probablement décisive...      

L'arrêt aux Canaries de l'un de leurs concurrents directs, Solidaires en Peloton ARSEP, change bien sûr la donne et leur facilite l'accès au podium mais la course n'est pas finie et cela n'enlève rien à leur capacité à batailler bord à bord depuis 10 jours avec des bateaux sensiblement plus performants que le leur.  

05 novembre: La course continue et les nouvelles s’enchaînent, depuis ce matin 10h30, Thibaut Vauchel-Camus et Victorien Erussard, sur le Class40 Solidaires en Peloton ARSEP( 3ème position) , prévoient un arrêt au Cap Vert. Ils ont en effet un problème d’étrier en bas du safran tribord et ne savent pas encore si ils seront en mesurer de poursuivre l’aventure. Du côté du bateau Carac-Advanced Energies, nos skippers ont adopté la position du chasseur avec un message de Christophe plein d’espoir :

" Voila 36 heures que nous sommes sortis du filet laissé là par les vilains conservateurs. Tout le monde s'est pris dedans, on avait un bon couteau, mais pour y laisser moins de plumes, on y a mis les dents et reporté nos ouvrages. Depuis donc nous avons retrouvé Alizé un peu timide et très humide, coincé entre un anticyclone mourant et une mousson envahissante. Et  nous avons repris notre position de chasseur.

Les réparations ont débuté hier après-midi dès que les conditions se sont stabilisées. D'abord notre grand spi de secours au cas où. Avec les conseils avisés et sympathique de Sylvain de chez Axe sail, voilerie à  Cherbourg, confection de 4 œillets à la mode vieux gréement pour récupérer un point d'écoute en écoutant Last ship de Sting. On n'a pas encore testé mais ça inspire confiance et c'est plutôt joli.

Puis ce fût le tour du Jetboil sumo, réchaud des montagnards moderne qui eux ne se barrent pas manœuvrer jusqu'à ce que l'eau soit évaporée, et que la gamelle ne fonde. L'énorme boite de l'excellent confit de canard de maman Lebas est venue remplacer l'ustensile percé, son contenant ayant intégré nos estomacs satisfaits.

Et c'est reparti pour une nuit noire de glisse sous spi à fond les ballons, descente les yeux bandés d'un piste noire très large, et normalement sans arbre... »